{"id":14675,"date":"2026-01-30T18:48:49","date_gmt":"2026-01-30T15:48:49","guid":{"rendered":"https:\/\/landscapesfuture.org\/faconner-lespace-non-cartographie-gouverner-la-frontiere-oubliee-du-paraguay\/"},"modified":"2026-02-05T10:41:20","modified_gmt":"2026-02-05T07:41:20","slug":"faconner-lespace-non-cartographie-gouverner-la-frontiere-oubliee-du-paraguay","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/faconner-lespace-non-cartographie-gouverner-la-frontiere-oubliee-du-paraguay\/","title":{"rendered":"Fa\u00e7onner l&rsquo;espace non cartographi\u00e9 : Gouverner la fronti\u00e8re oubli\u00e9e du Paraguay"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"426\" src=\"https:\/\/landscapesfuture.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Paraguay-detail-1024x426.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14616\" srcset=\"https:\/\/landscapesfuture.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Paraguay-detail-1024x426.png 1024w, https:\/\/landscapesfuture.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Paraguay-detail-300x125.png 300w, https:\/\/landscapesfuture.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Paraguay-detail-768x319.png 768w, https:\/\/landscapesfuture.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Paraguay-detail.png 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n<div style=\"height:49px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n<p><strong>Par Natalia Cisneros, Peter Cronkleton et Dominique le Roux (CIFOR-ICRAF ; Patricia Roche, Valentina Bedoya, Andrea Garay, Karim Mus\u00e1lem et Aida Luz Aquino (WWF Paraguay)<\/strong><\/p>\n\n<div style=\"height:49px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><\/h2>\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le <a href=\"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/sous-region-bresil-paraguay\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/landscapesfuture.org\/actions\/regions\/south-america-and-the-caribbean\/brazil-paragual-sub-region\/\">CERES<\/a><sup data-fn=\"f6bab9fe-8840-4008-ba37-74f6d46e7b53\" class=\"fn\"><a href=\"#f6bab9fe-8840-4008-ba37-74f6d46e7b53\" id=\"f6bab9fe-8840-4008-ba37-74f6d46e7b53-link\">1<\/a><\/sup> dans le Chaco Cerrado, au nord du Paraguay, montre que la GIP peut fonctionner m\u00eame dans des conditions extr\u00eames, si les acteurs sont pr\u00eats \u00e0 s&rsquo;adapter, \u00e0 utiliser la coordination informelle de mani\u00e8re cr\u00e9ative et \u00e0 donner la priorit\u00e9 \u00e0 la l\u00e9gitimit\u00e9 plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 des plans rigides.<\/p>\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il ne s&rsquo;agit pas simplement de conserver un \u00e9cosyst\u00e8me rare et menac\u00e9. Il s&rsquo;agit de construire une gouvernance dans le vide : \u00e9tablir la premi\u00e8re pr\u00e9sence permanente de l&rsquo;\u00c9tat sur un territoire auparavant g\u00e9r\u00e9 \u00e0 distance, aider les communaut\u00e9s indig\u00e8nes Ayoreo \u00e0 renouer avec leurs terres ancestrales et trouver des moyens pour que les \u00e9leveurs, la soci\u00e9t\u00e9 civile et le gouvernement collaborent en d\u00e9pit d&rsquo;int\u00e9r\u00eats profond\u00e9ment divergents.   <\/p>\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Pour les bailleurs de fonds, il montre comment l&rsquo;investissement dans la facilitation, l&rsquo;institutionnalisation et la participation communautaire peut produire des gains durables &#8211; tels que le titre l\u00e9gal du monument naturel de Cerro Chovoreca &#8211; qui auraient autrement \u00e9t\u00e9 hors de port\u00e9e.<\/p>\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Pour les praticiens, les enseignements sont tout aussi pointus. Le projet montre la valeur d&rsquo;une facilitation neutre dans des espaces contest\u00e9s, l&rsquo;importance des m\u00e9canismes informels (des groupes WhatsApp aux r\u00e9unions ad hoc) pour faire avancer les d\u00e9cisions, et la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;accepter des progr\u00e8s symboliques &#8211; tels que des visites p\u00e9riodiques sur les terres ancestrales &#8211; lorsque des solutions permanentes ne sont pas encore possibles. Surtout, elle met en \u00e9vidence le fait que la GIP est moins une affaire de plans parfaits que d&rsquo;apprentissage adaptatif, d&rsquo;instauration de la confiance et d&rsquo;ancrage des petits pas dans un changement institutionnel durable.  <\/p>\n\n<div style=\"height:49px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">A propos du paysage<\/h2>\n\n<p>Le Chaco Cerrado est la derni\u00e8re fronti\u00e8re verte du Paraguay. Malgr\u00e9 son immense valeur \u00e9cologique, c&rsquo;est l&rsquo;un des \u00e9cosyst\u00e8mes les plus menac\u00e9s et les moins connus du pays. Il repr\u00e9sente l&rsquo;une des seules portions du biome Cerrado au Paraguay et se situe \u00e0 la convergence d&rsquo;\u00e9cor\u00e9gions distinctes &#8211; le Chaco sec, le Pantanal et le Cerrado lui-m\u00eame &#8211; formant une mosa\u00efque unique de biodiversit\u00e9 et de richesse culturelle. Cette r\u00e9gion fait partie du territoire ancestral du peuple Ayoreo, qui comprend \u00e0 la fois des communaut\u00e9s contact\u00e9es et d&rsquo;autres volontairement isol\u00e9es, dont les pratiques traditionnelles et les visions du monde sont profond\u00e9ment li\u00e9es au paysage.   <\/p>\n\n<p>Les conditions \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur et autour du monument naturel Cerro Chovoreca (CCNM), situ\u00e9 dans le district de Bah\u00eda Negra, sont extr\u00eames. La zone d&rsquo;intervention se trouve dans l&rsquo;une des r\u00e9gions les plus recul\u00e9es du Paraguay, avec peu d&rsquo;\u00e9tablissements humains, de connexions, d&rsquo;infrastructures ou de pr\u00e9sence publique de l&rsquo;\u00c9tat. <\/p>\n\n<p>Ces contraintes territoriales entravent consid\u00e9rablement les efforts de conservation et le d\u00e9veloppement durable : il est difficile d&rsquo;y acc\u00e9der, m\u00eame pour les gardes forestiers, il souffre de p\u00e9nuries d&rsquo;eau et il est tr\u00e8s vuln\u00e9rable aux incendies de for\u00eat. Bien que Bah\u00eda Negra contienne le plus grand nombre de zones prot\u00e9g\u00e9es au Paraguay et fasse partie de la r\u00e9serve de biosph\u00e8re du Chaco, son isolement a limit\u00e9 l&rsquo;action de l&rsquo;\u00c9tat et rendu la gouvernance difficile. En outre, le manque d&rsquo;eau de surface a emp\u00each\u00e9 la communaut\u00e9 Ayoreo Chovoreca d&rsquo;habiter et de maintenir une pr\u00e9sence permanente sur son territoire, malgr\u00e9 son d\u00e9sir de le faire.  <\/p>\n\n<p>Par ailleurs, le secteur de l&rsquo;\u00e9levage de la r\u00e9gion est tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9.<\/p>\n\n<p>En r\u00e9ponse \u00e0 ces conditions, le projet CERES a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en 2020 &#8211; une initiative internationale dirig\u00e9e par le WWF Pays-Bas et mise en \u0153uvre au Br\u00e9sil (par le WWF Br\u00e9sil et l&rsquo;Institut pour la soci\u00e9t\u00e9, la population et la nature) et au Paraguay (par le WWF Paraguay) avec un financement de l&rsquo;Union europ\u00e9enne. Bien que le projet ait \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre dans les deux pays, cette \u00e9tude de cas se concentre sur les activit\u00e9s au Paraguay. Jusqu&rsquo;\u00e0 sa cl\u00f4ture en 2024, le CERES a promu un mod\u00e8le de d\u00e9veloppement inclusif et durable visant \u00e0 autonomiser les communaut\u00e9s locales, \u00e0 renforcer les capacit\u00e9s institutionnelles, \u00e0 influencer les politiques publiques et \u00e0 sensibiliser \u00e0 la valeur du Cerrado par le biais de strat\u00e9gies participatives et de campagnes de communication.  <\/p>\n\n<p>L&rsquo;une des zones d&rsquo;intervention du CERES comprenait le CCNM, la r\u00e9gion environnante d&rsquo;Agua Dulce et la communaut\u00e9 indig\u00e8ne Chovoreca Garaigosode Ayoreo. La topographie est essentiellement plate, avec de l\u00e9gers changements d&rsquo;altitude pr\u00e8s de la fronti\u00e8re avec le Br\u00e9sil. Le paysage se caract\u00e9rise par une faible densit\u00e9 de population et une grande valeur strat\u00e9gique pour la connectivit\u00e9 \u00e9cologique avec d&rsquo;autres zones, telles que le parc national Defensores del Chaco &#8211; la plus grande zone naturelle prot\u00e9g\u00e9e du Paraguay.  <\/p>\n\n<div style=\"height:49px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Dimensions de la GIP dans le paysage du monument naturel du Cerro Chovoreca<\/h2>\n\n<p>L&rsquo;approche GIP permet d&rsquo;analyser la mani\u00e8re dont les diff\u00e9rentes dimensions \u00e9mergent et influencent le succ\u00e8s des interventions territoriales complexes. La GIP est une approche qui favorise la coordination entre divers acteurs, secteurs et niveaux de gouvernance, structur\u00e9e autour de six dimensions cl\u00e9s : <\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>l&rsquo;identification et l&rsquo;engagement des parties prenantes ;<\/li>\n\n\n\n<li>la promotion des processus multipartites ;<\/li>\n\n\n\n<li>le d\u00e9veloppement d&rsquo;une vision commune du paysage ;<\/li>\n\n\n\n<li>l&rsquo;institutionnalisation des m\u00e9canismes de gouvernance ;<\/li>\n\n\n\n<li>la gestion adaptative et it\u00e9rative ; et<\/li>\n\n\n\n<li>l&rsquo;\u00e9laboration de solutions techniques et politiques adapt\u00e9es au contexte.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Cette \u00e9tude de cas examine chacune de ces dimensions, bien que la sixi\u00e8me &#8211; adapter les solutions aux besoins locaux &#8211; ne soit pas abord\u00e9e s\u00e9par\u00e9ment, car elle est int\u00e9gr\u00e9e dans la description des actions et des strat\u00e9gies du projet. Les sections suivantes illustrent comment, dans le cadre du projet CERES au Paraguay, ces dimensions ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sentes dans diff\u00e9rents aspects du travail, ce qui a permis de tirer des le\u00e7ons essentielles pour la durabilit\u00e9 et la gouvernance du Cerrado. <\/p>\n\n<div style=\"height:49px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Identification des parties prenantes<\/h4>\n\n<p>Le paysage du Cerrado, dans le nord du Chaco paraguayen, rassemble diverses parties prenantes dont les niveaux d&rsquo;implication, les int\u00e9r\u00eats et la capacit\u00e9 d&rsquo;action varient.<\/p>\n\n<p>Avant CERES, de nombreuses parties prenantes n&rsquo;avaient pas de pr\u00e9sence physique durable dans la r\u00e9gion en raison de son \u00e9loignement, de son inaccessibilit\u00e9 et du manque d&rsquo;infrastructures de base, ce qui a entrav\u00e9 la gouvernance et la coordination interinstitutionnelle.<\/p>\n\n<p>Le minist\u00e8re de l&rsquo;environnement et du d\u00e9veloppement durable (MADES), responsable de la gestion des zones prot\u00e9g\u00e9es, n&rsquo;avait pas de pr\u00e9sence permanente dans la r\u00e9gion. \u00c0 la demande du MADES, le CERES a mis en place un poste de contr\u00f4le mobile pour les gardes forestiers &#8211; c&rsquo;\u00e9tait la premi\u00e8re fois que l&rsquo;\u00c9tat maintenait une pr\u00e9sence op\u00e9rationnelle continue dans la r\u00e9gion. Le MADES souhaitait \u00e9galement faire avancer le processus d&rsquo;attribution de titres l\u00e9gaux au monument naturel du Cerro Chovoreca afin de consolider et d&rsquo;officialiser la zone prot\u00e9g\u00e9e.  <\/p>\n\n<p>Le minist\u00e8re de la d\u00e9fense nationale a maintenu une pr\u00e9sence par l&rsquo;interm\u00e9diaire des bases militaires situ\u00e9es \u00e0 proximit\u00e9. L&rsquo;Institut national pour le d\u00e9veloppement rural et foncier (INDERT<sup data-fn=\"484c4f34-6b76-42ba-9498-cc1a443de3c3\" class=\"fn\"><a href=\"#484c4f34-6b76-42ba-9498-cc1a443de3c3\" id=\"484c4f34-6b76-42ba-9498-cc1a443de3c3-link\">2<\/a><\/sup>) d\u00e9tient la propri\u00e9t\u00e9 l\u00e9gale du CCNM, qui devait \u00eatre transf\u00e9r\u00e9e au MADES pour \u00eatre officiellement reconnue comme zone prot\u00e9g\u00e9e. <\/p>\n\n<p>L&rsquo;Institut indig\u00e8ne du Paraguay (INDI<sup data-fn=\"5197a4f1-c70e-4940-ae54-e25534b4e2b3\" class=\"fn\"><a href=\"#5197a4f1-c70e-4940-ae54-e25534b4e2b3\" id=\"5197a4f1-c70e-4940-ae54-e25534b4e2b3-link\">3<\/a><\/sup>), charg\u00e9 d&rsquo;assurer la repr\u00e9sentation l\u00e9gitime des communaut\u00e9s indig\u00e8nes, a jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans la validation de leur participation dans ce contexte tr\u00e8s sensible, puisque des communaut\u00e9s en isolement volontaire habitent \u00e9galement la zone.<\/p>\n\n<p>L&rsquo;\u00e9levage extensif de b\u00e9tail est l&rsquo;un des secteurs les plus influents du paysage de Chovoreca. L&rsquo;association des \u00e9leveurs d&rsquo;Agua Dulce (APAD<sup data-fn=\"941a413a-8fc3-4730-859d-a66ed902e96a\" class=\"fn\"><a href=\"#941a413a-8fc3-4730-859d-a66ed902e96a\" id=\"941a413a-8fc3-4730-859d-a66ed902e96a-link\">4<\/a><\/sup>), qui regroupe les \u00e9leveurs locaux, est une partie prenante essentielle et l&rsquo;une des rares \u00e0 avoir une pr\u00e9sence permanente. Ses membres contr\u00f4lent une part importante de l&rsquo;\u00e9conomie locale, avec de grandes propri\u00e9t\u00e9s fonci\u00e8res et des capacit\u00e9s logistiques qui leur permettent d&rsquo;influencer \u00e0 la fois les dynamiques productives et les d\u00e9cisions territoriales.  <\/p>\n\n<p>Il existe \u00e9galement des peuples indig\u00e8nes qui ont des droits et des int\u00e9r\u00eats dans le paysage. La communaut\u00e9 Ayoreo Chovoreca est propri\u00e9taire d&rsquo;une parcelle de 20 000 hectares utilis\u00e9e historiquement pour ses moyens de subsistance nomades. Bien qu&rsquo;elle d\u00e9tienne un titre de propri\u00e9t\u00e9, la pression territoriale croissante a conduit la communaut\u00e9 \u00e0 rechercher une pr\u00e9sence plus constante sur ses terres afin de les prot\u00e9ger et de faire respecter ses droits. Les conditions climatiques, les lacunes en mati\u00e8re d&rsquo;infrastructures et le manque de services de base les ont toutefois emp\u00each\u00e9s de retourner sur leurs terres ancestrales et de les sauvegarder.   <\/p>\n\n<p>Outre le WWF Paraguay, plusieurs groupes de la soci\u00e9t\u00e9 civile travaillent \u00e9galement dans le paysage, notamment diff\u00e9rentes ONG telles que Guyra Paraguay, Iniciativa Amotocodie et Alter Vida.<\/p>\n\n<div style=\"height:49px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Processus plurilat\u00e9raux<\/h4>\n\n<p>Le processus de mise en \u0153uvre de CERES dans le paysage de Chovoreca a \u00e9t\u00e9 une histoire d&rsquo;adaptation strat\u00e9gique, marqu\u00e9e par l&rsquo;apprentissage, la r\u00e9\u00e9valuation et la reconnexion.<\/p>\n\n<p>Dans un premier temps, le WWF Paraguay a particip\u00e9 \u00e0 un processus multipartite de planification de l&rsquo;utilisation des terres (POUT<sup data-fn=\"d7988afe-9b57-404a-8c2a-b826f6294513\" class=\"fn\"><a href=\"#d7988afe-9b57-404a-8c2a-b826f6294513\" id=\"d7988afe-9b57-404a-8c2a-b826f6294513-link\">5<\/a><\/sup>) pour le district de Bah\u00eda Negra, qui \u00e9tait actif depuis plusieurs ann\u00e9es. Bien que cet espace ait offert un point d&rsquo;entr\u00e9e pour le dialogue sur le paysage, les int\u00e9r\u00eats divergents des participants et la perception du WWF Paraguay comme un facilitateur non neutre (en raison de son orientation vers la conservation) ont finalement bloqu\u00e9 les progr\u00e8s. Le POUT n&rsquo;a jamais re\u00e7u l&rsquo;approbation de la municipalit\u00e9.  <\/p>\n\n<p>Tirant les le\u00e7ons de cette exp\u00e9rience, l&rsquo;\u00e9quipe du CERES (qui travaillait sous le nom de WWF Paraguay, car l&rsquo;identit\u00e9 du projet \u00e9tait moins bien connue localement) a red\u00e9fini sa strat\u00e9gie multipartite. Dans le cadre de la composante de renforcement des zones prot\u00e9g\u00e9es, le projet s&rsquo;est orient\u00e9 vers le soutien au processus d&rsquo;attribution de titres au monument naturel de Cerro Chovoreca, premi\u00e8re \u00e9tape d&rsquo;une strat\u00e9gie plus large visant \u00e0 soutenir les corridors biologiques. Cette nouvelle phase a r\u00e9uni les principales parties prenantes au sein d&rsquo;un groupe de travail multisectoriel qui, gr\u00e2ce \u00e0 une coordination efficace entre la soci\u00e9t\u00e9 civile, le gouvernement et le secteur priv\u00e9, a permis de franchir une \u00e9tape politique majeure : l&rsquo;attribution d&rsquo;un titre l\u00e9gal \u00e0 la zone prot\u00e9g\u00e9e.  <\/p>\n\n<p>Chaque acteur a jou\u00e9 un r\u00f4le pr\u00e9cis. L&rsquo;APAD, le WWF et Guyra Paraguay ont fourni des conseils juridiques et logistiques ; le MADES a dirig\u00e9 le processus r\u00e9glementaire et technique ; INDERT a men\u00e9 l&rsquo;enqu\u00eate fonci\u00e8re judiciaire ; et le minist\u00e8re de la D\u00e9fense, la Commission nationale des fronti\u00e8res, le Secr\u00e9tariat national du cadastre, la Direction de la g\u00e9od\u00e9sie, la Direction nationale des archives publiques et le notaire en chef ont facilit\u00e9 le transfert juridique et l&rsquo;enregistrement formel. Cette collaboration a permis l&rsquo;attribution officielle du titre de Monument naturel du Cerro Chovoreca en juin 2024, gr\u00e2ce au transfert de la propri\u00e9t\u00e9 fonci\u00e8re d&rsquo;INDERT au MADES. Cette \u00e9tape importante a \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9e publiquement lors d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement auquel a assist\u00e9 le pr\u00e9sident du Paraguay.   <\/p>\n\n<p>La zone \u00e9tant d\u00e9sormais titr\u00e9e, un nouveau groupe de travail multipartite a \u00e9t\u00e9 form\u00e9 pour \u00e9laborer un plan de gestion, avec le soutien d&rsquo;un facilitateur externe pour garantir la neutralit\u00e9 technique. Dans cette troisi\u00e8me phase, le WWF a d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment jou\u00e9 un r\u00f4le moins important. L&#8217;embauche d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 externe a permis de faciliter un processus participatif impartial et efficace. En outre, le soutien et le financement continus du CERES et d&rsquo;autres initiatives du WWF ont permis la participation active des communaut\u00e9s Ayoreo.   <\/p>\n\n<p>La coordination lors de la phase d&rsquo;attribution des titres de propri\u00e9t\u00e9 s&rsquo;est faite principalement par le biais de m\u00e9canismes informels &#8211; groupes WhatsApp, accords verbaux et r\u00e9unions cibl\u00e9es &#8211; qui ont permis de prendre des d\u00e9cisions op\u00e9rationnelles souples. Pour le plan de gestion, la collaboration a \u00e9t\u00e9 structur\u00e9e principalement par des visites de terrain, des ateliers participatifs, des entretiens et des r\u00e9unions entre les chercheurs, les autorit\u00e9s et les communaut\u00e9s. Dans les deux cas, des espaces de dialogue flexibles ont permis de parvenir \u00e0 un accord, qui a ensuite \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9 par des r\u00e9solutions et des accords officiels.  <\/p>\n\n<p>Comme dans des processus similaires, l&rsquo;int\u00e9gration de nouveaux acteurs a d&rsquo;abord suscit\u00e9 des h\u00e9sitations, notamment en raison des d\u00e9lais serr\u00e9s. Le dialogue soutenu avec la communaut\u00e9 Ayoreo a cependant produit le r\u00e9sultat inverse : la participation de la communaut\u00e9 Ayoreo, y compris pendant le travail sur le terrain, a renforc\u00e9 la l\u00e9gitimit\u00e9 du processus et enrichi le contenu technique du plan en incorporant les connaissances traditionnelles, les sites sacr\u00e9s, les utilisations historiques des terres et les valeurs culturelles et spirituelles du paysage. <\/p>\n\n<p>Ce processus multipartite a transform\u00e9 les relations institutionnelles. Les communaut\u00e9s ont cess\u00e9 d&rsquo;\u00eatre per\u00e7ues comme des obstacles pour devenir des alli\u00e9s essentiels, et les acteurs publics ont reconnu la valeur d&rsquo;une participation v\u00e9ritablement inclusive. Ce processus a jet\u00e9 les bases d&rsquo;un nouveau mod\u00e8le de gouvernance territoriale fond\u00e9 sur le respect mutuel, la compl\u00e9mentarit\u00e9 des syst\u00e8mes de connaissances et le partage des responsabilit\u00e9s.  <\/p>\n\n<p>Ce processus a montr\u00e9 que l&rsquo;int\u00e9gration n&rsquo;exige pas que tout le monde soit d&rsquo;accord d\u00e8s le d\u00e9part &#8211; elle n\u00e9cessite des m\u00e9canismes de dialogue, de r\u00e9solution des conflits et de convergence vers des objectifs communs. La cl\u00e9 r\u00e9side dans des r\u00e8gles claires, des t\u00e2ches d\u00e9finies et un agenda commun. <\/p>\n\n<div style=\"height:49px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Vision commune<\/h4>\n\n<p>D\u00e8s le d\u00e9part, le CERES a propos\u00e9 une vision large et flexible : conserver un Cerrado r\u00e9silient gr\u00e2ce \u00e0 un d\u00e9veloppement inclusif et durable &#8211; m\u00eame si peu de gens au Paraguay connaissaient l&rsquo;existence de cette \u00e9cor\u00e9gion. Ce cadre de haut niveau a permis \u00e0 la vision de rester pertinente tout au long du projet, tant au Paraguay qu&rsquo;au Br\u00e9sil, sans n\u00e9cessiter d&rsquo;ajustements significatifs, malgr\u00e9 les changements contextuels et les d\u00e9fis de mise en \u0153uvre. <\/p>\n\n<p>Au Paraguay, ce caract\u00e8re g\u00e9n\u00e9ral a pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la fois des avantages et des d\u00e9fis. D&rsquo;une part, elle a permis d&rsquo;aligner diverses parties prenantes &#8211; communaut\u00e9s indig\u00e8nes, groupes de producteurs, institutions publiques &#8211; autour de l&rsquo;expos\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral du projet. D&rsquo;autre part, le manque de sp\u00e9cificit\u00e9 a initialement limit\u00e9 l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;une feuille de route commune ou d&rsquo;interventions prioritaires.  <\/p>\n\n<p>La vision commune n&rsquo;a pas \u00e9merg\u00e9 en une seule phase ; elle a pris forme \u00e0 travers des processus it\u00e9ratifs, tels que ceux qui ont conduit \u00e0 l&rsquo;attribution du titre de Cerro Chovoreca et \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration participative du plan de gestion. Dans ces espaces, les int\u00e9r\u00eats sp\u00e9cifiques des acteurs ont progressivement converg\u00e9 vers une compr\u00e9hension commune du paysage : la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;organiser, de prot\u00e9ger et de g\u00e9rer en collaboration un territoire crucial pour la conservation, l&rsquo;\u00e9levage, l&rsquo;identit\u00e9 culturelle et la s\u00e9curit\u00e9 juridique. <\/p>\n\n<div style=\"height:49px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Institutionnalisation<\/h4>\n\n<p>L&rsquo;un des effets les plus durables du CERES a \u00e9t\u00e9 d&rsquo;aider \u00e0 institutionnaliser des processus qui \u00e9taient auparavant dispers\u00e9s ou informels. Le plan de gestion a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 par une r\u00e9solution minist\u00e9rielle du MADES, devenant ainsi un outil officiel de gestion de la zone prot\u00e9g\u00e9e. \u00c9labor\u00e9 avec la participation de plusieurs secteurs et valid\u00e9 par les repr\u00e9sentants d&rsquo;Ayoreo, il est devenu un exemple de bonne pratique pour d&rsquo;autres paysages et zones prot\u00e9g\u00e9es.  <\/p>\n\n<p>Les participants ont constat\u00e9 que les canaux informels &#8211; groupes WhatsApp, accords verbaux et r\u00e9unions occasionnelles &#8211; \u00e9taient des moyens efficaces pour affiner le plan. Une fois le consensus atteint, les d\u00e9cisions ont \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9es par des r\u00e9solutions officielles, des accords et des proc\u00e9dures internes. Le projet a permis d&rsquo;institutionnaliser plusieurs de ces pratiques, qui sont d\u00e9sormais reproduites par des institutions publiques ailleurs dans le pays.  <\/p>\n\n<p>La strat\u00e9gie du WWF consistant \u00e0 s&rsquo;engager dans des processus pr\u00e9existants d&rsquo;attribution de titres et de planification a montr\u00e9 que les projets n&rsquo;ont pas besoin de cr\u00e9er des structures parall\u00e8les mais peuvent renforcer celles qui existent d\u00e9j\u00e0 en les l\u00e9gitimant et en am\u00e9liorant leurs capacit\u00e9s techniques et sociales. L&rsquo;institutionnalisation n&rsquo;\u00e9tait pas un objectif en soi, mais un moyen de p\u00e9renniser les r\u00e9alisations au-del\u00e0 du cycle de financement du projet. <\/p>\n\n<div style=\"height:49px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Apprentissage it\u00e9ratif et adaptatif<\/h4>\n\n<p>L&rsquo;approche GIP n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e d\u00e8s le d\u00e9but du projet CERES ; il s&rsquo;agissait d&rsquo;une pratique progressivement comprise, n\u00e9goci\u00e9e et adapt\u00e9e. L&rsquo;\u00e9quipe technique, les partenaires de mise en \u0153uvre et les acteurs locaux ont essentiellement appris ensemble ce que signifiait la GIP dans un paysage \u00e9loign\u00e9 et complexe comme le Chaco Cerrado. <\/p>\n\n<p>L&rsquo;une des le\u00e7ons les plus importantes a \u00e9t\u00e9 tir\u00e9e lorsque l&rsquo;\u00e9quipe a r\u00e9alis\u00e9 que sa proposition initiale &#8211; \u00e9tablir des corridors biologiques fonctionnels entre les unit\u00e9s de conservation &#8211; \u00e9tait techniquement valable mais op\u00e9rationnellement impossible compte tenu des divergences entre les parties prenantes \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. Lorsque l&rsquo;espace de dialogue du POUT a \u00e9t\u00e9 bloqu\u00e9, le WWF et ses partenaires ont choisi de ne pas forcer la mise en \u0153uvre. Ils ont plut\u00f4t choisi de souligner l&rsquo;importance de la d\u00e9signation du corridor. Par le biais de cartes, de r\u00e9cits et d&rsquo;espaces de dialogue, l&rsquo;id\u00e9e de connectivit\u00e9 \u00e9cologique a \u00e9t\u00e9 socialement \u00e9tablie sans imposer de restrictions formelles. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;un changement tactique, mais d&rsquo;une le\u00e7on plus profonde sur la priorit\u00e9 \u00e0 donner \u00e0 la l\u00e9gitimit\u00e9 plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;imposition technique.    <\/p>\n\n<p>Un autre enseignement important concerne les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour soutenir le retour physique de la communaut\u00e9 Ayoreo sur ses terres ancestrales gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;installation d&rsquo;un puits d&rsquo;eau. Bien que l&rsquo;infrastructure ait \u00e9t\u00e9 fournie, les conditions territoriales (climat, acc\u00e8s, services) n&rsquo;ont pas permis une installation permanente. Loin de consid\u00e9rer cela comme un \u00e9chec, l&rsquo;\u00e9quipe a compris que la reconnexion symbolique, les visites p\u00e9riodiques et le suivi de la communaut\u00e9 \u00e9taient des moyens l\u00e9gitimes de r\u00e9tablir les liens avec la terre &#8211; en ajustant les attentes sans abandonner l&rsquo;objectif de renforcer les relations entre les Ayoreo et le paysage.  <\/p>\n\n<p>Enfin, l&rsquo;exp\u00e9rience de la facilitation directe d&rsquo;espaces multipartites &#8211; comme la plateforme POUT &#8211; a mis en \u00e9vidence la mani\u00e8re dont le leadership technique peut entrer en conflit avec le besoin de neutralit\u00e9 dans des processus sensibles. Ayant \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e0 de telles tensions avant le CERES, le WWF a approfondi sa compr\u00e9hension de la valeur d&rsquo;une facilitation neutre. Ainsi, le WWF\/CERES a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas diriger directement ces espaces et d&rsquo;engager des facilitateurs externes, am\u00e9liorant ainsi la perception de l&rsquo;impartialit\u00e9 et r\u00e9duisant les tensions entre les parties prenantes.  <\/p>\n\n<p>Tout cela s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9 dans le cadre du projet de l&rsquo;UE, dont les objectifs, le calendrier et les composantes \u00e9taient pr\u00e9d\u00e9finis. Pourtant, l&rsquo;\u00e9quipe a fait preuve de flexibilit\u00e9 strat\u00e9gique &#8211; en adaptant les plans, en recadrant les objectifs et en reconfigurant les alliances &#8211; sans perdre de vue les principes fondamentaux. En r\u00e9sum\u00e9, le CERES ne s&rsquo;est pas content\u00e9 d&rsquo;appliquer l&rsquo;approche GIP, il a appris par la pratique. Le processus d&rsquo;apprentissage adaptatif a \u00e9t\u00e9 continu et transversal, ce qui a permis au projet de garder le cap m\u00eame lorsque la voie initiale a d\u00fb \u00eatre redessin\u00e9e en raison des r\u00e9alit\u00e9s territoriales.   <\/p>\n\n<div style=\"height:49px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Conclusions<\/h2>\n\n<p>L&rsquo;exp\u00e9rience du projet CERES dans le Chaco Cerrado du Paraguay d\u00e9montre que la gestion int\u00e9gr\u00e9e des paysages peut \u00eatre efficace m\u00eame dans des contextes marqu\u00e9s par l&rsquo;\u00e9loignement, une faible pr\u00e9sence institutionnelle et des relations de pouvoir profond\u00e9ment in\u00e9gales. Plut\u00f4t que d&rsquo;appliquer un mod\u00e8le fixe, le projet a montr\u00e9 la valeur de l&rsquo;adaptation des principes de la GIP aux r\u00e9alit\u00e9s locales &#8211; en donnant la priorit\u00e9 \u00e0 la l\u00e9gitimit\u00e9, \u00e0 la flexibilit\u00e9 et \u00e0 la confiance plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 des structures rigides ou \u00e0 des solutions pr\u00e9d\u00e9finies. <\/p>\n\n<p>Dans un paysage o\u00f9 la gouvernance a longtemps fonctionn\u00e9 \u00e0 distance, le CERES a contribu\u00e9 \u00e0 \u00e9tablir les bases d&rsquo;une action collective en renfor\u00e7ant la coordination informelle, en permettant le dialogue entre des partenaires improbables et en ancrant progressivement ces processus dans des institutions formelles. Des r\u00e9alisations telles que l&rsquo;attribution de titres l\u00e9gaux au monument naturel du Cerro Chovoreca illustrent comment des \u00e9tapes progressives et bien facilit\u00e9es peuvent d\u00e9bloquer un changement institutionnel durable, m\u00eame dans des vides de gouvernance. <\/p>\n\n<p>Les le\u00e7ons du projet sur l&rsquo;apprentissage adaptatif sont tout aussi importantes. En reconnaissant que les plans initiaux \u00e9taient irr\u00e9alisables, en acceptant des progr\u00e8s symboliques ou partiels et en valorisant la neutralit\u00e9 de la facilitation dans des espaces contest\u00e9s, le CERES a renforc\u00e9 le fait que la GIP n&rsquo;est pas une question de r\u00e9sultats parfaits, mais de processus durables qui permettent \u00e0 la collaboration d&rsquo;\u00e9voluer. En ce sens, le cas met en lumi\u00e8re la GIP en tant que pratique de patience, de pragmatisme et d&rsquo;engagement \u00e0 long terme dans des paysages frontaliers complexes.  <\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<ol class=\"wp-block-footnotes\"><li id=\"f6bab9fe-8840-4008-ba37-74f6d46e7b53\">Gestion int\u00e9gr\u00e9e et durable du paysage du Cerrado au Br\u00e9sil et au Paraguay <a href=\"#f6bab9fe-8840-4008-ba37-74f6d46e7b53-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 1\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"484c4f34-6b76-42ba-9498-cc1a443de3c3\">Instituto Nacional de Desarrollo Rural y de la Tierra (Institut national du d\u00e9veloppement rural et de la terre) <a href=\"#484c4f34-6b76-42ba-9498-cc1a443de3c3-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 2\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"5197a4f1-c70e-4940-ae54-e25534b4e2b3\">Instituto Paraguayo del Ind\u00edgena <a href=\"#5197a4f1-c70e-4940-ae54-e25534b4e2b3-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 3\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"941a413a-8fc3-4730-859d-a66ed902e96a\">Asociaci\u00f3n de Productores de Agua Dulce (Association des producteurs d&rsquo;eau fra\u00eeche) <a href=\"#941a413a-8fc3-4730-859d-a66ed902e96a-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 4\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"d7988afe-9b57-404a-8c2a-b826f6294513\">Plan de d\u00e9veloppement urbain et territorial <a href=\"#d7988afe-9b57-404a-8c2a-b826f6294513-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 5\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Que faut-il pour pratiquer la gestion int\u00e9gr\u00e9e des paysages (GIP) dans un endroit o\u00f9 il n&rsquo;y a pratiquement pas de pr\u00e9sence humaine permanente, o\u00f9 les institutions publiques sont faibles et o\u00f9 les dynamiques de pouvoir sont tr\u00e8s in\u00e9gales ?  <\/p>\n","protected":false},"author":19,"featured_media":14621,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":"[{\"id\":\"f6bab9fe-8840-4008-ba37-74f6d46e7b53\",\"content\":\"Gestion int\\u00e9gr\\u00e9e et durable du paysage du Cerrado au Br\\u00e9sil et au Paraguay\"},{\"id\":\"484c4f34-6b76-42ba-9498-cc1a443de3c3\",\"content\":\"Instituto Nacional de Desarrollo Rural y de la Tierra (Institut national du d\\u00e9veloppement rural et de la terre)\"},{\"id\":\"5197a4f1-c70e-4940-ae54-e25534b4e2b3\",\"content\":\"Instituto Paraguayo del Ind\\u00edgena\"},{\"id\":\"941a413a-8fc3-4730-859d-a66ed902e96a\",\"content\":\"Asociaci\\u00f3n de Productores de Agua Dulce (Association des producteurs d'eau fra\\u00eeche)\"},{\"id\":\"d7988afe-9b57-404a-8c2a-b826f6294513\",\"content\":\"Plan de d\\u00e9veloppement urbain et territorial\"}]","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[87,493],"tags":[],"content_type":[],"source_site":[],"class_list":["post-14675","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-publications-fr","category-reflexions-sur-le-terrain"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14675","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/19"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14675"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14675\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14676,"href":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14675\/revisions\/14676"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14621"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14675"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14675"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14675"},{"taxonomy":"content_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/content_type?post=14675"},{"taxonomy":"source_site","embeddable":true,"href":"https:\/\/landscapesfuture.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/source_site?post=14675"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}